«Il est plus facile de « s’entraîner » sur des sujets non critiques aux enjeux moindres et qu’on peut maîtriser facilement. On peut asseoir son autorité d’abord sur un sujet comme ‘ne touche pas aux rideaux’ qui ne porte pas à conséquences. Plus facile de rester maître de soi même ; plus facile aussi après de transférer l’autorité dans d’autres domaines plus sensibles. » Denis, papa de 3 enfants
L'autorité Faire soi même une pause si on sent qu’on va « péter les plombs »
Faire preuve d’autorité ne signifie pas hurler ou donner des fessées à tout bout de champ. Pour que l’autorité ne se transforme pas en exercice de violence gratuite, il est important de rester maître de soi-même. Parfois, quand on sent qu’on ne va plus pouvoir tenir, mieux vaut expliquer à l’enfant (s’il est suffisemment grand pour le comprendre) qu’on a besoin de faire une pause et de se retrouver chacun un peu seul. Il peut suffire de dix minutes chacun de son côté, pour se retrouver ensuite dans une ambiance apaisée.
Ne réagissons pas au quart de tour, sachons mettre de la distance, prendre du recul. Ainsi, la colère la plus efficace est celle qui est « jouée » par les parents. L’autorité est avant tout un jeu d’acteur : faire les gros yeux, prendre une grosse voix, regarder l’enfant droit dans les yeux d’un air décidé…. En jouant ainsi la colère au lieu de la vivre, on évite dans bien des cas de perdre le contrôle de soi et de montrer à l’enfant qu’il a réussi à nous faire perdre les pédales.