Allaitement au sein ou au biberon, comment choisir?
Témoignages
«J’ai choisi de ne pas allaiter mon deuxième enfant car j’étais très fatiguée et j’appréhendais un échec après un premier allaitement un peu chaotique. Ce fut une expérience très positive. A la naissance de mon troisième enfant, j’étais plus en forme et j’ai eu envie de tenter l’aventure de l’allaitement. J’ai été bien épaulée par mon conjoint et par une sage-femme. Après les premières semaines un peu difficiles, je ne l’ai pas regretté.» Camille
«Quelques jours avant la naissance de Julie, je ne savais pas si je souhaitais ou non allaiter. Beaucoup de gens me posaient la question et ne comprenaient pas vraiment que je n’arrive pas à me décider. J’avais envie de donner à ma fille ce qui serait le mieux pour elle (le sein, me criait-on haut et fort), mais en même temps, je ne savais pas si le fait de donner le sein allait me plaire. J’ai essayé et je ne le regrette pas, car, comme on peut le lire dans pas mal de livres, c’est une expérience unique impossible à décrire avec des mots. J’ai finalement allaité ma fille jusqu’à 3 mois, puis mon fils jusqu’à 9 mois». Gaëlle
«J'ai allaité Andrea pendant 2 mois et demi. Physiquement, ça s'est super bien passé: j'avais plein de lait, pas de crevasse. Andrea tétait super bien, et dormait beaucoup. Bref, probablement une situation idéale. Pourtant, je n'ai pas apprécié ces instants, car je me sentais réduite à la fonction primaire de mère nourricière. J'avais envie de contact avec mon bébé autre que celui-là, mais à chaque fois que je le prenais dans mes bras, il tournait la tête vers mon sein en ouvrant la bouche!! Et puis l'idée qu'il utilise ma poitrine comme d'une tétine pour se rassurer, bof. Bref, lorsque j'ai craqué et que je lui ai donné son premier biberon, je me suis sentie libérée. Hyper coupable aussi de ne pas avoir su apprécier ces moments. Aujourd'hui, Andrea a 8 mois, il pète la forme, et tout cela ne me semble plus si important. Je ne regrette rien, et pour le prochain, on verra, je ne me mets plus la pression!» Sara
«L'allaitement est une expérience fantastique, je l'ai vécu comme la continuité de ma grossesse. Diane n'est plus dans mon ventre, mais le lien physique qui nous unissait est perpétué par l'allaitement. J'ai besoin de cette relation
fusionnelle, de cette sensation d'avoir la réponse aux besoins de mon enfant» Carine
«Pendant ma première grossesse, j'étais vraiment indécise. J'ai finalement décidé d'allaiter, peut-être un peu sous la pression des médecins et sage femmes. Quand Gabriel est né, il avait un problème infectieux et il a été emmené en service de néonatologie. Nous étions donc séparés, je tirais mon lait pour lui apporter, persuadée que, du fait de son problème, c'était ce qu'il y avait de mieux pour lui. Je n'ai jamais eu assez de lait, je rajoutais donc des biberons après le sein. Malgré ça j'ai "tenu bon" pendant trois mois. J'ai pensé que la montée de lait ne s'était pas faite correctement parce qu'il n'était pas avec moi la première semaine.
Deux ans après, quand Valentin est né, j'ai voulu essayer à nouveau l'allaitement. Bien qu'il ait été avec moi en permanence, je n'ai pas eu non plus assez de lait, et j'ai complété encore une fois avec des biberons. J'avais donc à nouveau tous les inconvénients des deux méthodes, sans en avoir aucun avantage. J'étais fatiguée, debout chaque nuit pour les tétées. J'ai abandonné au bout de trois semaines.
Pour mon troisième bébé, j'ai choisi le biberon, sans état d'âme. J'ai eu tout de suite une relation très fusionnelle avec lui. Le lien physique de l'allaitement ne m'a pas manqué du tout et pour être honnête il ne m'a pas laissé un souvenir impérissable pour mes premiers bébés(...). Il a fait ses nuits très vite. Son père pouvait prendre le relais de temps en temps. Je n'ai à aucun moment regretté cette décision.» Sylvie
"L'allaitement, j'adore! Mère de deux petits garçons qui auront deux ans dans quelques jours, je tiens juste à témoigner qu'il est tout à fait possible d'allaiter des jumeaux, y compris sans aucun apport de lait maternisé pendant les six premiers mois, et pendant longtemps: mes garçons prennent encore le sein plusieurs fois par jour. L'allaitement n'est plus un acte alimentaire mais un calin ludique." Tania